Le Tibet c'est Tabou, et puis tout le monde s'en fout

Publié le par Vuille

Reprenons depuis le début.

Dans les années 50, la Chine communiste écrase le Tibet, puis déplace ses Chinois dans sa nouvelle annexe, réduisant progressivement les Tibétains à une minorité dans leur propre pays. Pour une autre version des faits, chinoise, cliquez sur ce lien.

Puis la Chine devient la superpuissance que l'on sait, et aucune autre nation n'ose plus tousser le mot "Tibet" sans risquer de perdre l'accès à son immense marché (et les médias sont toujours d'une timidité étonnante). Les Etats-Unis osent encore, mais avec des pincettes.

Côté suisse, le plus gros incident diplomatique remonte à mars 1999, lorsque des Tibétains ont osé manifester sur la place fédérale lors de la visite du chef de clan chinois, Jiang Zemin. Depuis, les officiels suisses ont bien retiendu la leçon. L'un des derniers léchages de postérieur chinois par les autorités suisses remonte à la manifestation tibétaine, étouffée, lors du match amical de foot Suisse-Chine, à Zurich en juin 2006. Et lors de sa dernière visite au pays du milieu, notre bonne Micheline n'a pas trop dû mentionner la cause tibétaine (contrairement à ce qu'elle prétend), vu l'honneur rare qu'elle a eu d'une visite guidée de la cité interdite avec son homologue Li Zhaoxing.

Que penser alors de l'invasion du Tibet par les touristes (dont les vuille) ? Il faut tout d'abord préciser que le Dalaï Lama lui-même recommande aux touristes de visiter le Tibet envahi, pour prendre conscience de la situation. Mais une fois sur place, foi de vuilleblog, il est très difficile de faire la différence entre les vrais tibétains et les chinois assimilés (l'apprentissage du tibétain et des nombreux autres langues et dialectes chinois est au programme en avril 2012, lorsque le mandarin sera maîtrisé). Donc très difficile de favoriser les vrais Tibétains dans la rue. Et encore plus de causer avec eux : ils risquent la prison si la police apprenait qu'ils ont parlé de sujets sensibles avec un étranger.

Conclusion : L'histoire douloureuse du Tibet, mieux vaut n'en rien savoir. Et profiter bêêêtement des paysages et des monastères.

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