Informations officielles sur la pollution atmosphérique à Shanghai, faut rire ou pleurer ?

Publié le par Vuille

Sur le même sujet, dans le New York Times du 10 janvier, le consultant américain Steven Andrews, qui va avoir des problèmes à renouveler son visa chinois, a publié un article qui explique le tour de passe-passe utilisé à Pékin pour améliorer la propagande sur la qualité de l'air, notamment en omettant les résultats de stations de mesure trop exposées à la pollution.

Selon le bureau chinois compétent, la qualité de l'air à Shanghai a été "excellente" ou "bonne" durant 328 jours en 2007. J'en déduis que durant 37 jours la qualité de l'air n'a été ni "excellente" ni "bonne", selon les qualificatifs officiels. Ca devait être lorsque sortir de chez soi s'apparente à pénétrer dans une charbonnière. Tiens, comme avant-hier, hier et aujourd'hui par exemple.

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Pendant ce temps, le New York Times affirme que l'air de Los Angeles est deux fois moins vicié que celui de Shanghai (et trois fois moins que celui de Pékin). Si la qualité de l'air de Shanghai est "excellente" ou "bonne" 328 jours par an, l'air deux fois moins pollué dont jouissent des habitants de la côte ouest américaine doit être proche des sanatoriums valaisans, alors !

Bon, si ça peut rassurer les Shanghaiens, l'air peut être encore plus vicié ailleurs en Chine. Regardez-moi cette photo prise le 2 février 2008 depuis le 17ème étage d'un hôtel du centre de Harbin dans la province du Heilongjiang. C'est encore pire, non ? C'est beau de se chauffer au charbon, hein ?

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