"Aucun média n'est autorisé à envoyer des reporters dans la zone du désastre"

Publié le par Vuille

C'est le New York Times qui nous rapporte l'ordre de censure absolue intimé par le Département de la propagande deux heures après le terrible tremblement de terre. Voilà qui devrait refroidir ceux, dont je suis, qui pensaient que la couverture extrêmement abondante et ouverte de la catastrophe était un signe de changement de la part du régime de bananes à Pékin ...


Mais devant l'ampleur du désastre, des journalistes chinois ont bravé l'interdit, tels des jeunes filles défiant les ordres de leur maman. Et le département de la propagande a dû se résoudre à accepter cette invasion de gêneurs. Des gêneurs qui, toutefois, n'ont pas trop secoué le bananier, se limitant pour l'instant à polir l'image héroïque des sauveteurs d'une nation unie contre la fatalité. Ca pourrait se gâter lorsque les barrages sauteront et que les têtes nucléaires stockées à l'épicentre se mettront à suinter.

Après le nouvel an apocalyptique, la catastrophe ferroviaire de Qingdao en avril ou l'attentat dans un bus shanghaien le 5 mai, c'est donc toujours le diktat lénifiant du Département de la propagande qui s'applique en cas de problème majeur. La couverture actuelle du désastre dans le Sichuan est purement accidentelle. Question : à quand le retour de manivelle ?


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