Médecines

Publié le par Vuille

J'ai donc le dos un peu bloqué.

Et à Shanghai, il y a le choix entre une médecine occidentale comme chez nous, au tarif de chez nous (mieux vaut avoir un bon plan de couverture assurance-maladie pour expatrié), et une médecine chinoise au tarif chinois.

D'un côté donc le bon vieux chiropraticien. A près de 100 dollars la séance, vous avez droit à une jolie salle d'attente rien que pour vous avec un joli aquarium et des tous petits poissons très chers dedans.



Côté médecine chinoise, c'est tout autre chose. D'abord, ça ne fonctionne pas sur rendez-vous. Vous vous présentez à l'hôpital du quartier (une vingtaine au centre-ville) dont le hall d'entrée ressemble un peu à celui d'une gare très animée, en moins propre.



Transparence dans un pays communiste, les photos du personnel soignant sont affichées dans le hall d'entrée.


Puis vous finissez par comprendre qu'il faut, après avoir rempli vaguement un formulaire d'inscription pour obtenir une carte magnétique d'admission, 1) demander un ticket correspondant à la consultation désirée (acupuncture dans mon cas), 2) passer au guichet régler le montant de la consultation et 3) vous présenter directement dans la salle de consultation. Bonne surprise, pour l'acupuncture, le tarif est à 14 yuans, soit deux francs suisses !


Et là, c'est le choc. Le médecin ausculte chaque patient devant les autres, qui ne se gênent pas de faire des commentaires en shanghaien. Le médecin lui-même se laisse à chaque instant interrompre par l'un de ses téléphones portables ou par n'importe quel autre patient présent qui aurait simplement la langue mieux pendue que vous (c'est pas bien difficile ici).

Finalement, vous vous retrouvez les fesses à l'air transpercées d'aiguilles sur une planche en bois (un peu courte évidemment) recouverte d'un drap qui n'a manifestement pas été changé depuis longtemps. Vous faites connaissance avec la grand-maman et le grand-papa assis juste devant vous avec une dizaine d'aiguilles dans le cuir chevelu. Et c'est à ce moment précis que vous remarquez les aiguilles et les tampons d'ouate rouges de sang qui jonchent le sol. Bah, au moins, ici, pas le risque de maladies nosocomiales d'hôpitaux de riches !

Ah, j'oubliais, les aiguilles ne sont naturellement pas neuves mais elles restent, entre chaque patient, tremper dans une solution à base d'alcool de riz.

En écrivant cet article, je ne savais pas encore que Madame Vuille allait aussi expérimenter la médecine chinoise. Pour le dentiste, allez voir par ici.

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