Points noirs

Publié le par Vuille

Il est temps de faire la liste des trucs à Shanghai qui, selon moi, ne plairaient pas à un Lausannois moyen.

- Politesse. "Merci", "s'il vous plaît" et même parfois "bonjour" ou "au revoir" sont des mots chinois qu'il n'est pas nécessaire d'apprendre. Un simple grognement suffit le plus souvent.


- Eructions. Si les autorités doivent placarder des interdictions de cracher dans le métro ou dans les bus, c'est pour une bonne raison. Règle numéro 1, lorsque vous entendez à proximité un raclement de gorge prononcé, ouvrez l'oeil et soyez prêt à esquiver. D'une manière générale la façon la plus usuelle de dégager une narine est de presser sur l'autre avec un doigt dans une expiration. Ca casse le charme lorsqu'on voit un charmant minois féminin procéder de la sorte.


- Propreté. Y a rien à dire, dans les rues, dans les établissements publics ou dans ma cage d'escalier, le sol est sale, très sale même. Et c'est pas qu'il n'y a pas une bonne âme qui passe régulièrement la panosse. C'est simplement comme ça. Peut-être le cumul des crachats ou bien la pollution? Les pantoufles d'intérieur sont donc absolument indispensables. Ici le modèle "Apple" pour les invités de luxe.



- Circulation. C'est l'enfer si, comme moi, vous ne serez jamais à Shanghai qu'un vulgaire piéton ou au mieux un cycliste sans klaxon. Tous les véhicules ont en effet la priorité sur les piétons. Même dans les rues les plus étroites, les véhicules s'engouffrent à toute vitesse et gare au piéton qui ne s'écarterait pas. D'une manière générale, je suis arrivé à la conclusion que les Shanghaiens conduisaient au klaxon: ils l'utilisent dès qu'un obstacle se dresse devant eux et, surtout, pour annoncer leur présence aux véhicules qui les précèdent car personne ici n'utilise les petits miroirs décoratifs.



- Queues. Il faut le vivre pour le croire. Vous êtes en train d'être servi à un guichet après avoir régulièrement attendu et, soudain, il y a un type qui se pointe et qui vous passe devant. Et la meilleure c'est qu'il est servi par la personne du guichet comme si de rien n'était.


- Absence de sphère privée. Les Shanghaiens n'hésitent jamais à s'arrêter pour commenter un accident dans la rue en désignant si possible les blessés du doigt (voir photo de l'article du 21 avril 2006), à demander à l'agent de police la raison pour laquelle il verbalise ou à parler de vos radiographies avec le médecin lorsque vous consultez à l'hôpital (voir article du 22 mai 2006).

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