Zhao Yan, journaliste du New York Times

Publié le par Vuille

Dans la droite ligne de l'article du 20 juillet 2005.

Zhao Yan est un journaliste qui travaillait notamment pour le New York Times. En septembre 2004, le journal newyorkais publie un article relatant les luttes intestines du pouvoir à Pékin. Deux semaines après la publication de cet article, Zhao Yan est embastillé au motif qu'il en serait la source, la divulgation d'informations sur les luttes de pouvoir des caciques de la tribu étant assimilée à la violation de secrets d'Etat (autant dire qu'il ne fait pas bon être journaliste accrédité au Palais fédéral sous ces latitudes).

Le New York Times et Zhao Yan ont évidemment contesté ces prétendues charges. Et, hop, surprise : à son procès Zhao Yan est libéré de l'accusation de violation de secrets d'Etat, que le gouvernement ne pouvait manifestement pas tenir sans se couvrir de ridicule sur le plan international, et on l'accuse maintenant de fraude pour une sombre affaire de monnayage de son influence pour favoriser un tiers. Zhao Yan conteste catégoriquement ces charges cousues de fil blanc. Les analystes sont tous d'avis que la république bananière souhaitait simplement sauver la face.

Ach, "ne pas perdre la face". Ce qui vaut pour les individus, vaut encore plus pour le rigide Etat autoritaire. Mieux vaut enfermer un individu pour n'importe quel motif plutôt que d'admettre qu'on a commis une erreur judiciaire. Zhao Yan sortira de prison en septembre de l'année prochaine.

Le plus grave dans cette affaire, c'est que Zhao Yan n'est que la pointe de l'iceberg.

Moi, je propose un reboot général du système chinois. Attention, un-deux-trois je tire la prise !

 

Extrait d'un article d'aujourd'hui dans l'excellent New York Times. Zhao Yan a été libéré en septembre 2007.

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