Innovation en Chine ?

Publié le par Vuille

A l'invitation de la chambre de commerce, soirée très intéressante sur le thème de l'innovation en Suisse et en Chine. Nicolas Henchoz, responsable de la communication de l'EPFL (mais oui, c'est l'ex du TJ), a commencé par présenter les défis technologiques nés de la collaboration avec l'équipe d'Alinghi; c'était bien foutu. Puis Hans-Peter Hertig, directeur de la future House of Science en Chine et ancien secrétaire général du Fonds national suisse de la recherche scientifique, a parlé des avantages et des inconvénients de la Chine en matière de recherche.

Voici sa liste des inconvénients :

1) La politique est trop présente, la recherche trop dirigée dans des domaines d'application directe, la recherche fondamentale étant quasi insignifiante. Et de rappeler que les plus grandes découvertes ont été faites là où personne ne s'y attendait.

2) Les étudiants manquent de créativité...

3) ... et de la bonne dose d'individualisme leur permettant de contredire, si nécessaire, leur professeur (les lavages de cerveau pendant toute la durée des études, ça n'aide pas) .

4) La langue chinoise fait que les publications chinoises, souvent non traduites, n'auront toujours qu'une portée nationale. C'est notamment à cause de la langue que les hautes écoles sont très mal classées sur le plan international puisque leurs articles publiés en chinois comptent pour beurre. Et puis, c'est le plus souvent impossible pour un étranger de venir faire un post-doc en Chine sans avoir préalablement appris le chinois.

5) La propriété intellectuelle n'est quasiment pas protégée. Ce qui contraint les investisseurs étrangers à garder la partie la plus sensible de leur R&D hors de Chine.

Pour Hertig, les avantages dépassent toutefois les inconvénients et, par ses investissements massifs, la Chine, déjà Numéro 3, sera bientôt Numéro 1 dans ce domaine également.

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