Le scandale de la glycérine de contrebande (la Chine nous empoisonne suite)

Publié le par Vuille

C'est pire que tout. Inimaginable. Mais j'ai beau le hurler dans mon mégaphone, tout le monde s'en fiche puisque seul des Chinois et des pauvres de pays du tiers monde sont (pour l'instant) touchés.

Après la mélamine dans les farines alimentaires, des hommes d'affaires et industriels chinois ont tué et tuent des milliers de personnes chaque année en vendant des produits qui n'ont pas les qualités chimiques qu'ils prétendent avoir. Faute de réglementation et d'organismes étatiques non corrompus, la jungle néo-capitaliste qui règne en Chine laisse faire tout et n'importe quoi.

Selon un article qui fait la une du New York Times d'aujourd'hui, au moins 365 enfants seraient morts à Panama à la suite de la consommation de sirops contre la toux contenant du diethylene glycol au lieu de glycérine. La fausse glycérine était arrivée en Amérique latine dans 46 barils provenant de Chine. Le sirop contre la toux a été fabriqué à Panama sans vérifier la qualité du produit contenu dans les barils. Les hôpitaux panaméens ont vu affluer des centaines de victimes de paralysies inexpliquées (un des effets du diethylene glycol) pendant plusieurs mois avant de comprendre leur origine. Les experts estiment qu'il y aurait eu plusieurs milliers de victimes au total de par le monde.

Le Chinois qui a commencé ce trafic de la mort est un certain Wang, tailleur de profession, qui se prétend chimiste, faux certificats à l'appui. Les autorités ont arrêté Wang pour une affaire de faux médicaments vendus précédemment en Chine. Mais elles n'ont pour l'instant ouvert aucune enquête sur les milliers de litres de glycérine exportés par Wang et sa bande dans le reste du monde. Surréaliste.

Si les autorités censurent le New York Times et son excellente couverture de ce scandale, ce sera la preuve définitive que le régime pourri de Beijing est incapable de se remettre en question et de reconnaître les béantes failles de son système. Pour l'instant, j'accède encore au site du journal américain depuis Shanghai. Je vous tiens au courant si l'un des 30'000 censeurs d'Internet avait la mauvaise idée de le bloquer.


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