Les Ouïgours oubliés
Aux dernières nouvelles, des Ouïgours auraient tenté de détourner un vol interne chinois. Bon sang, mais c'est bien sûr ! Ces arabes d'Ouïgours ont signé un contrat de franchising avec l'affreux Bin Laden ! Reprise par la marionnette du CIO, cet épouvantail est une aubaine pour détourner l'attention des heurts au Tibet ! Ach, Al-Qaida, Bin Laden, trop cool hein, Bush, Poutine ?
Aujourd'hui, le quotidien genevois "Le Temps" nous a pondu un article sur le peuple ouïgour, colonisé et opprimé par les Chinois au même titre que les Tibétains (Gollum fait mal son travail de censure en langue française, l'article n'était pas bloqué). La différence entre les Ouïgours et les Tibétains, c'est que ces derniers ont comme défenseur acharné le Dalaï Lama, prix Nobel de la paix, et abritent un centre religieux qui attire l'attention des médias (la dernière répression au monastère de Drepung à Lhasa n'a toutefois pas fait l'objet d'une très grande couverture).
A Shanghai, les Ouïgours, musulmans turcophones, nous vendent sur le bord des routes des brochettes de viande, du pain délicieux ou des gâteaux qui collent aux dents. Les Chinois que nous connaissons ne sont pas tendre avec eux, les accusant de tous les maux.

Dans la région autonome dans laquelle ils vivent tout à l'ouest du pays (région qu'ils appellent Turkestan oriental ou Ouïgouristan), les 9 millions Ouïgours sont colonisés par autant de Chinois et la culture ouïgour est progressivement anéantie. A des années lumières du discours officiel qui vante les vertus d'une société multiculturelle.
Sylvie Lasserre dresse pour "Le Temps" le portrait de Rebiya Kadeer, femme ouïgour, ancienne membre de l'Assemblée nationale populaire jusqu'à un discours qu'elle a tenu devant ladite assemblée en mars 1997. Elle y dénonçait les tueries et les arrestations qui ont suivi une manifestation ouïgour un mois plus tôt dans la ville de Ghuldja. Utiliser autre chose que la langue de bois coûte cher en Chine : progressivement déchue, Rebiya Kadeer prendra 8 ans fermes pour "divulgation de secrets d'Etat".
Contrairement au Dalaï Lama, Rebiya Kadeer, bien que nominée depuis 3 années consécutives, n'a jamais reçu le Prix Nobel de la Paix. En ce moment, cela serait sans doute politiquement trop explosif ...
Aujourd'hui, le quotidien genevois "Le Temps" nous a pondu un article sur le peuple ouïgour, colonisé et opprimé par les Chinois au même titre que les Tibétains (Gollum fait mal son travail de censure en langue française, l'article n'était pas bloqué). La différence entre les Ouïgours et les Tibétains, c'est que ces derniers ont comme défenseur acharné le Dalaï Lama, prix Nobel de la paix, et abritent un centre religieux qui attire l'attention des médias (la dernière répression au monastère de Drepung à Lhasa n'a toutefois pas fait l'objet d'une très grande couverture).
A Shanghai, les Ouïgours, musulmans turcophones, nous vendent sur le bord des routes des brochettes de viande, du pain délicieux ou des gâteaux qui collent aux dents. Les Chinois que nous connaissons ne sont pas tendre avec eux, les accusant de tous les maux.

Dans la région autonome dans laquelle ils vivent tout à l'ouest du pays (région qu'ils appellent Turkestan oriental ou Ouïgouristan), les 9 millions Ouïgours sont colonisés par autant de Chinois et la culture ouïgour est progressivement anéantie. A des années lumières du discours officiel qui vante les vertus d'une société multiculturelle.
Sylvie Lasserre dresse pour "Le Temps" le portrait de Rebiya Kadeer, femme ouïgour, ancienne membre de l'Assemblée nationale populaire jusqu'à un discours qu'elle a tenu devant ladite assemblée en mars 1997. Elle y dénonçait les tueries et les arrestations qui ont suivi une manifestation ouïgour un mois plus tôt dans la ville de Ghuldja. Utiliser autre chose que la langue de bois coûte cher en Chine : progressivement déchue, Rebiya Kadeer prendra 8 ans fermes pour "divulgation de secrets d'Etat".
Contrairement au Dalaï Lama, Rebiya Kadeer, bien que nominée depuis 3 années consécutives, n'a jamais reçu le Prix Nobel de la Paix. En ce moment, cela serait sans doute politiquement trop explosif ...
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